Les costumes aux alentours de La Méaugon

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Le commune de La Méaugon se situe dans le terroir du Penthièvre. Il ne lui est pas reconnu de costume traditionnel propre. Autrefois, il était donc très courant de remarquer au sein de la commune des tenues provenant des communes avoisinantes.

Costumes masculins

Les hommes du Penthièvre ont très vite abandonnés leur tenue typique pour revêtir des costumes dits « à la mode parisienne ».

Les tenues du dimanche et de cérémonie retenues par le cercle de La Méaugon sont des représentations fidèles des costumes portés par des citadins et bourgeois dans les années 1915-1920.

Elles se composent pour le citadin :

  • d’une veste ;
  • d’un gilet ;
  • d’un pantalon ;
  • d’un canotier en paille.

Elles se composent pour le bourgeois :

  • d’un manteau long ;
  • d’un gilet coloré à col arrondi ;
  • d’un pantalon à petites rayures ;
  • d’une lavallière ou nœud papillon / chemise à grand col cassé ou col plat ;
  • d’un chapeau dit « melon ».

Tous ces costumes portés par les danseurs du cercle de La Méaugon sont soit des pièces d’époque, soit des reproductions fidèles des modes portées dans les alentours de la commune dans les années 1915-1920 (collectage de photos, témoignages et acquisition de pièces existantes).

Costumes féminins

Costume de cérémonie du pays de Lamballe (1915-1920)

Lamballe est situé à un carrefour où se rencontrent 3 modes de coiffes : celles de Pléneuf, Jugon et Lamballe-Moncontour (la plus évaluée de toutes).

Pour chaque coiffe, il existe des différences dans les dispositions du nœud et du bonnet. Lamballe n’a plus de bonnet sous la sous coiffe.

L’élégance des Lamballaises s’illustrait par la présence de perles de jais sur le corsage et l’utilisation de la moire pour le tablier de fête. Les coiffes et châles noirs portés par les danseuses du cercle sont des pièces d’époque. La coiffure en « catogan » permet aux dames de s’attacher les cheveux en les ramassant au-dessus de la nuque.

Costume de cérémonie du pays de Jugon-Les-Lacs (1915-1920)

La coiffe de Jugon-Les-Lacs appartient au groupe de Jugon.

Elle se caractérise par sa légèreté et par sa pose très particulière (elle se compose de 3 éléments : la coiffe, un ruban et sa cocarde à nœud plat). Elle est en filet légèrement brodé. La coiffure est celle dite en « catogan » (identique au costume du pays de Lamballe).

Le costume féminin de cérémonie se compose d’un chemisier dit à « smocks », d’une jupe de ville à soufflet à l’arrière, d’un petit châle, d’un tablier arrondi (influence du pays rennais) et souvent d’une ceinture à boucle. Ce costume peut également être porté sans châle et tablier.

Costume de cérémonie du pays de Saint-Brieuc (1915-1920)

Le bonnet d’artisane dit « de Saint-Brieuc » ou bonnet rond est une coiffe d’origine citadine. Les cheveux sont crêpés afin de réaliser une coque à l’avant de la tête. On la dit « coiffe à godrons et tuyautage ». Selon Creton, elle fut portée jusqu’en 1930 environ sur les communes de Le Leslay, Plérin, Binic, Pordic, Ploufragan, Saint-Julien et Plaintel. Mais cette coiffure citadine a dignement fini par gagner tous les bourgs des alentours.

Le costume de cérémonie de 1915-1920 se caractérise par :

  • une veste cintrée ;
  • un chemisier ou plastron posé sur la veste ;
  • une jupe de ville à plis regroupés à l’arrière, lui apportant toute son ampleur.

Le tissu utilisé pour la confection de ces tenues est de nature soyeuse.